Mon Costa Rica à moi ... Vivre au Costa Rica ... BLOG Costa Rica ...

Grenouille transat BLOGPersonnellement cela ne m’intéresse pas du tout de vous parler du Costa Rica.
Comme s'il n'y avait qu'un seul Costa Rica ...

Surtout, d'autres que moi font cela bien mieux.
Voyez par exemple Wikipedia, le bon vieux Routard, le Petit Futé et autres Lonely Planet.

Ce dont j’ai envie, c'est plutôt de vous parler de MON COSTA RICA à MOI.
Celui que moi-même et ma famille vivons au jour le jour, a lo largo de la manera (chemin faisant), con el tiempo (au fil du temps).
Pays parfois merveilleux, souvent quand on y pense, d'autres fois horripilant, un peu comme la vie en général. En un peu mieux ...
Je vais essayer de vous le présenter, sans prétention, façon BLOG.

Pas de stress, on écrira au fils du temps, quand nous aurons le temps ... Pura Vida ...

@ bientôt,


L'Actualité du jour

Parfois ne pas
obtenir ce qu'on désire
est un merv.
coup de chance

N° 43 - 03/01/2014 - Plus le bouc est laid, plus la chèvre le trouve à son goût (proverbe).

Non non, nous ne nous sommes pas encore reconvertis en éleveurs de chèvres … pour l’instant du moins. Car pour nous, l’un des rares manques au Costa Rica par rapport au pays qui produit près de 400 variétés de fromages, j’ai nommé la France, c’était justement le fameux « fromage de chèvre ». Nous avions bien tenté parfois de nous en procurer en grande surface mais honnêtement, il y avait fort peu de différence entre le fromage lui-même et son emballage en plastique. Peu de motivation donc à retenter l’expérience. Ne restait qu’une solution, le fabriquer soi-même. Mais à la réflexion cela impliquait trop de contraintes telles que se laisser pousser les cheveux et la barbe, porter des sandales, sentir le bouc, se lever à 4H30 pour la traite, partir en stage de formation chez Chirac en Corrèze, … toutes options peu compatibles avec notre mode de vie actuel.

Grande joie donc lorsque nous avons appris qu’un éleveur de chèvre venait de s’installer à quelques minutes de chez nous. Avec les enfants, en ce début 2014, nous sommes allés lui rendre visite. Accueil très sympathique de Norman et son épouse qui nous ont fait visiter leurs installations. Cerise sur le gâteau, ils entretiennent également un potager bio dopé par l’engrais naturel fourni par les chèvres.

Nous sommes donc repartis heureux avec force yaourts de chèvre, divers fromages et légumes biologiques.

Qui dit fromage de chèvre dit forcément « bon pain ». Même si c’est parfois compliqué de s’en procurer, au Costa Rica cela peut encore s’arranger.

Finalement, pour être totalement heureux en 2014, ne manque que le Bordeaux … l’appel est lancé !

Troupeau de chèvres au Costa RicaChèvres du Costa RicaChèvres du Costa Rica


N° 42 - 02/12/2013 - Croisière de luxe sur le Rio Frio aux confins du Costa Rica.

Si cela continue ainsi, nous allons basculer en 2014 sans même un petit post en près de 2 mois. Allez, je fais un effort pour tous ceux qui m’écrivent et se préparent à affronter l’hiver en commandant au Père Noël force caleçons longs ou strings fourrés sur les 3 Cuisses. Entre parenthèse, c’est l’hiver ici, les grands froids, il faisait 18 °C hier en fin d’après-midi dans les montagnes que j’affectionne particulièrement du côté du Rio Celeste. Ce matin l’eau ne gelait pas dans le lavabo mais on aurait bien supporté une petite couverture en plus. Va falloir s’équiper !
Y en a qui pensent, qu’au lieu du réchauffement climatique qu’on vous sert à toutes les sauces pour mieux vous tirer du blé, on va vers une mini glaciation, moi je crois que c’est complètement vrai !

En attendant, un petit coup de chaud pour la route, novembre 2013, direction Los Chiles, frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua.
Légendes des photos, dans l’ordre je précise :

1 - Singe « momo congo » au déjeuner. Euh non, ici on dit plutôt « mono congo ».
2 - Basilico du Costa Rica.
3 - Volatile du Costa Rica - Je demande son nom ... C'est un anhinga (famille des cormorans), une femelle car elle a le cou beige, le mâle est tout noir. Je suis calé en animalerie hein ? En fait j'ai de bons amis (dont un biologiste & une naturaliste), écrivez-moi si vous souhaitez faire appel à leurs services pour tout savoir de la faune et de la flore du Costa Rica.
4 - Martin pêcheur au repos.
5 - Agosto, capitaine officiel de « lancha ». Homo sapiens sapiens, j'ai bon ?
6 - Barque chargée de Nicaraguayens qui s’en retournent clopin-flottant au pays.
7 - Borne terrestre de séparation entre le Costa Rica et le Nicaragua. Pas mal de pêcheurs sur les berges environnantes mais danger car crocodiles ! On déplore parfois des disparitions inexpliquées de pêcheurs, ce n’est pas une blague ! En outre, si tu n'es pas mangé par les crocodiles et si tu dépasses cette borne sans autorisation, les militaires du Nicaragua postés un peu plus loin te tirent dessus ! Alors, blague ou pas ?
8 - Retour au port de Los Chiles, frontière maritime entre le Costa Rica et le Nicaragua.

Los Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, Mono CongoLos Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, Los Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, grue noireLos Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, martin-pêcheurLos Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, Agosto, capitaine de lanchaLos Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, Nicaraguayens qui s’en retournent au Nicaragua

Los Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, borne terrestre de séparation entre le Costa Rica et le NicaraguaLos Chiles, frontière Costa Rica - Nicaragua, Rio Frio, le port


N° 41 - 27/10/2013 - Toujours en plein ouvrage ou bien petit traité de la pénibilité du travail au Costa Rica ...

Quelques photos de notre dernier petit périple dans la zone nord-ouest du Costa Rica. Toujours à la recherche des meilleurs endroits pour nos meilleurs clients, merci Éric !

En chemin, du luxe (divers lodges de montagne du côté du volcan Rincón de la Vieja) et aussi du rustique de chez rustique. Depuis le temps, nous sommes équipés pour faire face à toutes les situations qui se présentent. A condition de bien manger toutefois, ce qui est le plus souvent le cas, même dans des endroits improbables.
Ce que je trouve particulièrement génial au Costa, moi qui comme vous adore manger, c’est qu’on y sert à toute heure. Enfin fini les « Désolé Monsieur, je n’ai plus personne en cuisine » du restaurateur européen moyen étouffé par ses charges. Car moi qui suis indiscipliné de nature, j’aimer manger à toute heure.

Après avoir risqué notre vie la veille sur des chemins où, comme d'habitude, nous ne croisons jamais personne et être malgré tout miraculeusement arrivés à bon port, le lendemain matin le jour se lève à nouveau sur le Costa Rica. Le bleu et le vert se marient bien, nous sommes comme suspendus dans une forêt de nuages. Il fait 17 °C, la petite laine est de rigueur. Devant un tel panorama, tu ne te demandes plus si Dieu existe, tu l'as là, devant toi !
Plus tard, au Rustic Lodge (n’existe que dans mon imagination) nous ferons la connaissance d’un perroquet vert (loro ou lora) d’âge respectable, un peu plus de la trentaine. Au déjeuner, un jeune toucan d’environ 1 an, non apprivoisé, s’invitera à notre table. Anna, qui a un don envers les animaux, parviendra même à le nourrir car le bougre a un faible pour la papaye.

Quelques jours de pur bonheur au Costa Rica, malgré la pluie, la neige, la boue, les chemins de traverse soudainement coupés, les ponts branlants moins larges que le 4x4, les petites peurs quand la piste devient torrent, les hésitations quand la carte routière est sans secours, le cœur qui s'arrête quand la voiture part en crabe dans le fossé … On s’accroche aux sièges et on prie pour que ça passe. A propos de prière, j’ai remarqué que la foi surgit aussi soudainement qu’intensément quand on a les foies justement. Comme quoi il est inutile de trop s’entraîner avant d’en avoir besoin et de risquer ainsi inutilement l'épuisement. Encore un miracle de la nature.
Contents, chaque jour, d'être dans l'aventure, tellement heureux le soir quand ça s’arrête !

Il va quand même falloir que je fasse reconnaître à la Sécu locale la pénibilité de mon travail, non mais ! Indemnité de chaussures pour le moins. Ou bien prime de pneus, ça existe ?

En route vers le volcan Rincon de la Viejan, piste sous le délugeEn route vers le volcan Rincon de la Viejan, piste sous le déluge

Paysage du Costa Rica, Buena Vista Lodge, volcan Ricon de la ViejaPerroquet d'une trentaine d'années, Colonia Blanca, Costa RicaAnna nourrit le toucan, Colonia Blanca, Costa RicaJeune toucan, Colonia Blanca, Costa Rica


N° 40 - 18/09/2013 - Des oranges comme s'il en pleuvait ...

Un conseil, quand vous êtes, comme nous, « finqueros » débutants, évitez de demander négligemment à vos enfants d’aller cueillir « quelques oranges ».

Ou bien alors restez dans le secteur agricole concerné, ne vous endormez pas comme moi, lamentablement, après le repas du midi, pour une sieste au long cours comme le marin du même nom. A propos de marin et de sieste justement, comme le dit si bien Hervé Hamon, « Le marin se distingue par son aptitude à pratiquer la sieste à toute heure, en tous lieux, par tous les temps. Car ce qui est pris n’est plus à prendre. ». Très juste, j’en sais quelque chose !

Sinon, revenons à nos moutons, à nos agrumes plus exactement, vous risquez fort de vous retrouver en deux temps trois mouvements avec une pleine brouette d’oranges !
J’ai compté la récolte, il y en a très exactement 330 !
J’ai vérifié dans le dictionnaire, « quelques » est un « déterminant » qui signifie « plusieurs ». Donc pas d’erreur des cueilleurs bénévoles, autant pour moi !

PS : j’en profite pour lancer un petit message amical à l’intention de ceux qui ont une peur bleue des « bébêtes » au Costa Rica : serpents, scorpions, mygales, fourmis … Anna (8 ans) refuse le port de chaussures et Ivan (2 ans 1/2 ) c’est pire, a beaucoup de mal à conserver ses vêtements plus de 10 minutes. Cela nous a bien inquiété un peu au début, mais puisque la première à survécu tout ce temps dans les mêmes conditions, on se dit qu’après tout, le second suivra. Pura Vida !

Costa Rica, cueillette d'oranges dans la finca


N° 39 - 08/09/2013 - Oh la vache ! Histoire de chevals ...

En ce vendredi de la rentrée, comme nous ne savions pas quoi faire, nous nous sommes mis en tête d’aller acheter des vaches. Aussitôt dit, aussitôt fait, direction la « subasta », autrement dit la « vente aux enchères » hebdomadaire de bétail.
Grosse affluence à Upala, petite ville de la province d’Alajuela, en bord du Lac Nicaragua. Des dizaines de bétaillères sur le parking, occupées à décharger des veaux, vaches, cochons, couvées … euh non, seulement les 2 premiers de la liste.

Pour tenter de passer inaperçus parmi cette foule agricole, moi-même et ma fille étions légèrement déguisé en « finqueros ». C'est-à-dire jeans, bottes aux pieds, ceinture de cuir avec les accessoires assortis (entre autres choses, téléphone et couteau dans leurs housses de cuir dans le même ton que la ceinture). Précaution bien utile car nous étions les seuls non ticos de cette rurale assemblée. Ne manquait que le chapeau qui va bien mais ce sera réparé la prochaine fois. Car le « finquero », sorte de cow-boy local, ne saurait sortir sans son accoutrement, qui lui va bien au demeurant. Ah oui, car récemment, à l’insu de notre plein gré toujours, nous sommes devenus finqueros. Mais ceci est une toute autre histoire que nous mettrons, peut-être, en images et en mots, ultérieurement.

En fait, nous étions venus pour les chevaux mais il y en avait peu, une vingtaine, et après avoir patienté plusieurs heures et vu défiler des centaines de vaches, nous avons compris que les chevaux passeraient en dernier. Comme il restait encore quelques centaines de bêtes à cornes à écouler, j’en ai lâchement profité pour couper court et rentrer à la maison sous prétexte de faim dévorante. A cette heure-là, début d'après-midi bien sonné, j'aurais bien mangé une vache et son veau. Mais pas bien pratique avec tout ce monde et puis surtout, si j'avais bien le couteau dans l'étui, je n'avais pas la fourchette !
Il faut dire que ma fille s’était mise en tête de me faire craquer, par tous les moyens, pour un cheval et je ne voyais pas bien comment m’en sortir. On a beau expliquer qu’on n’a pas assez d’argent sur soi, que le cheval ne rentrera pas dans le coffre même en rabattant les sièges arrières, qu’on ne peut pas le traîner derrière la voiture, qu’ « on ne peut pas le laisser au Monsieur le temps de revenir le chercher plus tard » … face à l’obstination d’une petite fille qui ne jure depuis sa naissance que par les chevaux … on se rend compte qu’on est finalement peu de chose.

Alors vivement vendredi prochain, si on ne sait pas quoi faire, on ira acheter un cheval ! Ou bien « des chevals » comme dit ma fille. Nous ne sommes plus à ça près ...

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